Vous vous souvenez des débuts de votre relation amoureuse où vous étiez bras dessus, dans une connivence importante. À cette époque-là, vous aviez le sentiment de pouvoir tout vous dire. Vous partagiez beaucoup de choses, formuliez des demandes, et ressentiez une attention mutuelle. Vous vous sentiez entendu. En plus, vous obteniez ce que vous demandiez. Cependant, quelque chose a changé depuis que vous vous êtes installés en couple. Que s’est-il ce qui s’est passé ? Qu’est-ce qui explique que vous n’osez plus formuler de demandes, que vous êtes gêné de le faire, voire que vous avez l’impression de déranger l’autre parfois ? Vous ressentez peut-être le besoin de vous refermer sur vous-même et de ne plus vous ouvrir à votre partenaire, contrairement au début de votre relation. Comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi en arriver à vous demander comment formuler des demandes ? 

Aujourd’hui, dans ce podcast, nous allons explorer ces questions pour vous aider à comprendre et à retrouver la liberté d’exprimer vos besoins au sein de votre couple.

Retrouver la liberté de s’exprimer

Comment formuler des demandes thématique m’est venue il y a quelques semaines suite à une expérience avec une personne que j’accompagne, dont je préserve l’anonymat, bien sûr. J’ai pensé que partager cela avec vous pourrait être bénéfique. Pourquoi ? Parce que je tiens à ce que vous retrouviez la liberté de vous exprimer en couple. Si vous ne vous sentez plus libre de formuler vos demandes à votre conjoint, cela indique quelque chose. Or, je ne peux rester insensible à cette réalité. Je souhaite que vous ne vous contentiez pas de cette situation.

Fonctionnement ou dysfonctionnement ?

Il est possible que certains d’entre vous soient dans des situations conjugales où ils ont commencé à s’accommoder de l’idée de ne pas exprimer leurs besoins, en se disant que c’est ainsi, que le partenaire peut ne pas vouloir entendre les demandes. Je vous assure que cette façon de fonctionner, ou plutôt de dysfonctionner, ne devrait pas être considérée comme la réalité normale d’un couple.

Il n’y a aucune raison d’adopter cette croyance comme une règle de vie à deux. Hors de question. Donc, si vous avez commencé à vous installer confortablement dans cette pensée, dans cette croyance, et que vous la chérissez régulièrement en veillant à ce qu’il n’y ait pas de poussière dessus, je vous encourage à secouer le tapis, à enlever cette poussière et à reconnaître que c’est un signal indiquant que quelque chose ne va pas dans votre couple. Vous devriez être dans une relation conjugale où vous vous sentez entendu. L’autre devrait vous signifier qu’il vous entend. Cela vous permet de formuler des demandes et de recevoir les siennes, tout en veillant à y répondre dans la mesure du possible.

Si vous êtes déjà un utilisateur du blog Couple Heureux, vous avez sans doute déjà écouté le podcast intitulé « Ne changez surtout pas pour faire plaisir à votre conjoint« . Si non, je vous encourage à le faire, car la démarche pour répondre aux demandes ou en formuler n’est jamais motivée, selon moi, par le simple désir de faire plaisir au conjoint. Les bases de cette approche sont expliquées en détail dans le podcast en question. Ecoutez-le ou lisez-le aujourd’hui.

Un autre versant

Qu’est-ce qui fait que vous n’arrivez plus à formuler vos demandes ? J’aurais également pu aborder l’autre versant de cette histoire relationnelle, à savoir pourquoi avez-vous de la peine à entendre ou à supporter que votre conjoint vous formule des demandes ? La bonne nouvelle est que le podcast suivant abordera ce sujet. Patientons un instant avant d’y arriver. Pour l’instant, concentrons-nous sur la façon de formuler des demandes.

Aux ordures vos principes et présupposés

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je vous invite à mettre de côté vos principes et présupposés. 

1. C’est normal qu’il en ait marre

Un premier présupposé à éliminer serait l’idée qu’il est normal que, à un certain moment dans le couple, le conjoint en ait assez d’entendre des demandes. Cela ne tient pas la route. Dans une relation conjugale saine, on doit être disposé à écouter les demandes de son conjoint, tout comme on le ferait au travail. Vous vous imaginez dire à votre employeur ou à votre collègue, « Maintenant, j’en ai assez de vos demandes. Laissez-moi tranquille. » ? Cela signalerait une rupture, une révolte, une fermeture à l’autre. Si vous adoptez cette attitude dans votre couple, cela signifie essentiellement la même chose.

2. L’autre devrait savoir 

Un autre présupposé à abandonner serait l’idée que l’autre devrait automatiquement savoir ce dont vous avez besoin. Cela peut conduire à des situations où vous pensez qu’il est évident que vous avez besoin d’aide, n’est-ce pas ?

Dites-moi, avez-vous perçu le reproche sous-jacent contenu dans cette affirmation ? Si c’est le cas, (même si ce n’est pas le cas d’ailleurs), écoutez le podcast intitulé « La solution inefficace », dans lequel je m’arrête en détail sur la signification et la portée des reproches, remarques et récriminations que l’on peut faire à son conjoint.

Un autre exemple qui illustre ce point est celui où l’on affirme dans un couple que « la moindre des choses est que ». Cependant, la preuve que la moindre des choses n’est pas acquise est que votre conjoint ne savait pas. Lorsque l’on se base sur ce genre de raisonnement, la moindre des choses dans un couple devient une construction personnelle, un livre de lois conjugales rédigé par soi-même, inaccessible aux autres. Cela crée une forme d’injustice dans laquelle on s’installe, contribuant à détériorer la relation. 

Il n’est pas raisonnable de supposer que l’autre devrait connaître les articles de votre propre livre de lois de la vie conjugale, car son propre livre contient des principes différents, façonnés par son propre vécu familial et son contexte unique.

Le principe voulant que l’autre devrait spontanément savoir ne tient donc pas la route. Ne construisez pas votre relation sur l’idée qu’il devrait le savoir, car cela engendre des mauvaises herbes dans votre jardin conjugal.

3. La gène de demander

Un autre présupposé fréquent dans les couples ayant du mal à formuler des demandes est la gêne à demander quelque chose. Cette gène transparaît dans certaines formulations de questions. Par exemple, « Est-ce que ça t’embêterait de me donner un coup de main pour ranger la chambre ? » ou « Tu serais d’accord qu’on fasse l’amour ?« . Cela crée une approche emphatique parce que l’on veut éviter de déranger l’autre. Cependant, formuler des demandes concernant des aspects évidents de la vie conjugale ne devrait pas être accompagné de gêne. Il s’agit de ne pas enfoncer des portes ouvertes dans votre couple.

4. Pas capable d’entendre

J’ajoute un présupposé à abandonner. Il est nourrit par la croyance préalable que l’autre ne serait pas capable d’entendre ce que l’on voudrait lui dire. Évitez des formulations du type « Ne le prends pas mal s’il te plaît, mais j’aimerais bien qu’on aille voir ma mère ensemble. » La préoccupation de ne pas oser se manifester dans sa propre intimité signale un système carcéral dans la relation. Sortez de cette prison en abandonnant l’idée que votre conjoint ne serait pas capable d’entendre, car cela n’a ni sens ni fondement. Retrouvez la confiance que vous aviez au début de votre relation, où vous parliez librement, avec transparence et spontanéité.

Dire et se dire

Cela nous conduit à la deuxième étape de ce podcast que j’ai intitulée « Dire et se dire ».

Pour ma part, formuler des demandes représente le plat de résistance d’une relation conjugale. C’est le moment où l’on se dévoile, où l’on enlève le voile, se montrant sans artifice ni protection, dans une forme d’intimité. J’aime beaucoup l’utilisation du verbe « dévoiler » que j’ai déjà employé dans certains podcasts. Cela implique un dénudement, un acte impliquant de montrer à l’autre qui nous sommes lorsque nous ne portons plus de masques, que nous ne nous cachons plus, offrant ainsi une véritable intimité.

J’ai évoqué le début de la relation, un peu plus haut. Je vous invite à revenir vers cette période en question. Pourquoi le fait de s’exprimer clairement et en toute transparence a-t-il changé avec le temps ? Pourquoi avez-vous choisi de ne plus vous exprimer de manière authentique comme au début de votre relation conjugale ? Si, au départ, vous ne le faisiez pas, cela peut signaler un autre problème. Dans ce cas, je vous demande de venir me voir, à prendre rendez-vous directement sur la page principale du blog Couple Heureux, afin que nous puissions explorer ensemble les raisons pour lesquelles vous avez choisi d’être faux au début de votre relation conjugale.

Pourquoi moins de nudité en couple ?

Supposons que vous ayez initialement choisi d’être vrai, de vous exprimer authentiquement. Pourquoi avez-vous changé ? Quand cela a-t-il changé ? Quel événement a déclenché ce changement ? Ce changement a des implications profondes sur vous-même. Il signale quelque chose dans votre être profond, que ce soit lié à votre bien-être personnel ou à votre mal-être personnel. De plus, cela révèle des choses sur votre relation. Qu’est-ce qui a changé dans votre relation pour que vous choisissiez de rester constamment habillé de couvertures, parfois pour éviter de vous montrer nu à votre partenaire ? 

J’utilise cette image de manière symbolique pour illustrer le choix de se refermer dans une relation d’amour qui devrait être propice à l’ouverture de soi vers l’autre, à la transparence, à une relation dénuée d’obstacles et de filtres.

Le sens des demandes 

Quelle distorsion de la vie conjugale est intervenue pour entraver la capacité à se dire et, naturellement, à demander ? À demander quoi ? A formuler des demandes sur ce… :

  • Qui fait du bien, 
  • Dont on a besoin,
  • Ce qui déplaît, 
  • Sur ce qui va à l’encontre de nos valeurs. 
  • Demander c’est dire 

Car demander, c’est aussi : 

  1. Exprimer son amour pour soi-même. L’importance de demander réside dans le fait que si vous vous retenez, vous vous privez d’une part d’amour pour vous-même, vous vous déconnectez partiellement de vous-même. 
  2. Reconnaître en l’autre une ressource potentielle, 
  3. Renforcer le lien relationnel,
  4. Exprimer son amour pour l’autre. 

Dans le couple, demander équivaut à dire l’amour pour l’autre

Un signe de privation

Quand vous vous privez de demander, quand vous vous retenez, vous passez à côté de ces quatre dimensions qui permettent d’exprimer l’amour envers vous-même, de reconnaître en l’autre une ressource potentielle et de le valoriser. Fondamentalement, dans une relation conjugale, le besoin de se sentir valorisé dans la relation avec l’autre est essentiel. En vous retenant, vous manquez l’opportunité de renforcer le lien et d’exprimer l’amour que vous avez pour l’autre.

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Plus de retenue

C’est pourquoi je vous exhorte à ne plus vous retenir, car retenir quelque chose n’est pas naturel. L’image qui en découle est celle d’un cataclysme, une retenue d’eau qui annonce un glissement de terrain. 

Retenir n’a rien de naturel. Canaliser une force est bienvenu, mais la retenir ne l’est pas. Ce principe est également appliqué dans les arts martiaux, tels que le Krav Maga que j’ai recommandé à plusieurs personnes que j’accompagne. La philosophie enrichissante de ces disciplines repose sur la non-opposition, la non-retenue, la canalisation, la concentration et l’accompagnement. De même, dans une relation conjugale, il est important de ne pas s’installer dans la retenue.

Découragé de demander

1. Découragé d’affronter un adversaire

Peut-être êtes-vous découragé de demander, c’est pourquoi vous ne formulez plus de demandes ou le faites de manière hésitante, parfois même en espérant que cela passera inaperçu. Cela peut donner l’impression que vous avez un adversaire en face de vous. Si tel est le cas, comprenez que dans une équipe, il n’y a pas besoin d’être mal à l’aise, de ressentir de la gêne ou de penser que l’autre est incapable d’entendre. Vous êtes dans la même équipe que votre conjoint. En cela, il est tout à fait légitime d’être à l’aise pour formuler des demandes, car la coopération est un élément essentiel de la relation d’équipe. La coopération engage la victoire.

2. Découragé par par un manque d’attention

Il se peut que vous soyez découragé de demander parce que vous n’avez pas obtenu l’attention nécessaire lorsque vous avez commencé à le faire. Cette attention s’est peut-être étiolée avec le temps, vous laissant avec un sentiment de manque de compréhension. En conséquence, vous vous êtes senti découragé de demander, constatant peut-être que vous ne receviez pas ce que vous demandiez. Cependant, demander reste l’outil essentiel dont vous disposez pour obtenir ce que vous voulez.

3. Demandez et vous recevrez

Je pense à une parole de Jésus qui dit : « Demandez et vous recevrez. » Il affirme même que vous ne recevez pas parce que vous ne demandez pas ou que vous demandez mal. Il est évident que, pour recevoir, il est important de formuler la demande. 

De plus, le simple fait de formuler une demande nous invite à une connexion avec nous-mêmes. C’est une manière de témoigner de l’amour envers soi-même, de prendre la température de nos propres besoins, attentes, etc. 

Comment formuler une demande 

Alors, comment formuler une demande pour faciliter son accueil par votre partenaire ou conjoint? Avant de vous présenter une recette pratique, je vais illustrer cette approche à travers trois exemples : demander de l’aide pour le ménage, demander une écoute attentive et demander ce que votre conjoint souhaite.

Pour optimiser la formulation de votre demande et en faciliter l’accueil, je propose une recette articulée autour de trois possibilités que nous allons nommer options A, B et C. L’option A repose sur le présent de l’indicatif (siglé PI). L’option B utilise le conditionnel plus le présent de l’indicatif (siglé CPI). Enfin, l’option C formule la demande en se basant sur le conditionnel passé plus le présent de l’indicatif (siglé FAPI). En résumé, nous avons trois options : 

  1. le présent de l’indicatif : PI, 
  2. le conditionnel + le présent de l’indicatif CPI,
  3. et le conditionnel passé + le présent de l’indicatif : CPPI.

Les formules illustrées

Passons à l’illustration de ces trois éléments de la recette avec l’exemple de demander de l’aide pour le ménage. 

  • Si je choisis l’option PI (présent de l’indicatif), ma demande pourrait ressembler à : « Peux-tu m’aider à faire le ménage, s’il te plaît?« .
  • En optant pour l’option CPI (conditionnel + le présent de l’indicatif), cela pourrait donner : « J’aimerais que tu m’aides à faire le ménage. Est-ce que tu veux bien ?« . 
  • Enfin, en utilisant l’option CPPI (conditionnel passé plus présent de l’indicatif), ma demande pourrait être : 
  • « J’aurais aimé que tu m’aides à faire le ménage. Peux-tu le faire, s’il te plaît? » 

Vous avez peut-être noté que le point commun entre ces trois options est l’inclusion du présent de l’indicatif. Et oui, dans les trois options, il y a le PI, (présent de l’indicatif). 

Ma recommandation

Lorsque vous formulez une demande, veuillez utiliser systématiquement le présent de l’indicatif, quel que soit le temps que vous avez choisi d’utiliser avant, que ce soit le conditionnel, le conditionnel passé ou le présent de l’indicatif. Utilisez-le tout nu, tout seul avec son pouvoir. Vous avez compris que si je formule ma demande en disant : « Est-ce que tu voudrais bien m’aider?« , le présent de l’indicatif est sous-entendu. Cela laisse beaucoup de latitude à l’autre pour répondre par la négative. De même, « J’aurais aimé que tu m’aides » n’est pas une demande, mais l’expression d’une expérience, d’un ressenti, d’une frustration ou d’une aspiration, d’un souhaité déjà dépassée. Il est vraiment nécessaire d’utiliser le présent de l’indicatif lors de la formulation d’une demande, car cela change véritablement la donne.

Retour aux exemples

Reprenons l’exemple de la demande d’une écoute attentive. « J’ai besoin que tu fasses preuve d’une grande attention pour entendre ce que je veux te dire. Te sens-tu de m’écouter maintenant? » est une formulation qui met l’accent sur la demande présente. Une autre possibilité qui pourrait sous-entendre une impression de carence d’écoute est : « J’ai le sentiment que tu m’écoutes de manière discrète. Est-ce que tu peux écouter plus attentivement, s’il te plaît ? » L’emploi naturel aurait tendu à oublier l’importance du présent de l’indicatif, en disant, par exemple : « J’aurais aimé que tu m’écoutes plus attentivement » ce qui exprime simplement un ressenti sans formuler une demande. En utilisant le présent de l’indicatif, « Est-ce que tu peux m’écouter attentivement, s’il te plaît ? » met l’accent sur la demande, en attendant une réponse immédiate et évidente.

Si vous avez perdu l’habitude de formuler des demandes ou que votre conjoint ne répond pas à vos demandes, je vous encourage vivement à mettre la priorité sur le présent de l’indicatif uniquement.

Il reste temps de se rattraper

Si vous vous rendez compte que vous avez glissé vers le conditionnel ou vers le conditionnel passé, le présent de l’indicatif vous attend. Vous savez que vous pouvez le faire suivre du présent de l’indicatif dans tous les cas. Rien ne vous empêche de revenir plus tard en disant : « Écoute, je t’ai dit tout à l’heure que j’aurais bien aimé que tu m’aides et peut-être n’ai-je pas été assez clair. En fait, j’aimerais que tu m’aides là, maintenant. Est-ce que tu veux bien m’aider, s’il te plaît?« . Et là, je suis revenue au présent de l’indicatif en reformulant l’expression de mon souhait qui n’est pas une demande. Ne pensez pas qu’un souhait équivaut à une demande. Vous savez très bien que depuis petit, vous avez fait de nombreux souhaits pour lesquels vous n’avez pas véritablement aspiré à une réponse. C’est un souhait.

Voilà, j’aimerais bien que ou j’aurais bien aimé que vous avez remarqué que ces deux temps sont aussi des expressions du souhait. Ce n’est pas forcément une demande. Si vous le formulez au présent de l’indicatif, il est difficile que votre interlocuteur l’accueille comme un souhait.

Contourner le piège du souhait

Avant de terminer, je voudrais aussi travailler sur le dernier exemple, le troisième que je vous ai donné tout à l’heure, à savoir la demande de ce que voudrait votre conjoint. Certains conjoints s’expriment en disant : « J’aimerais bien savoir ce qui te ferait plaisir » ou « J’aurais aimé savoir ce qui te ferait plaisir. » Vous comprenez que ce n’est encore que la formulation d’un souhait, ce n’est pas une demande. 

Par contre, si vous l’utilisez avec le présent de l’indicatif, vous pourrez dire : « Qu’est-ce que tu attends de moi ou qu’est-ce qui te fait plaisir ? Que veux-tu veux que nous vivions?« . Ici, vous entendez que je suis au présent de l’indicatif, alors  qu’avec « j’aurais bien aimé savoir ce qui te ferait plaisir. Est-ce que tu veux bien me le dire ? », j’ai employé le conditionnel passé avec le présent de l’indicatif qui manifestent une volonté d’écouter ce que dit mon conjoint, là, ici et maintenant, me diriez-vous maintenant.

Que faire quand mon conjoint ne veut pas répondre ?

Si j’utilise le présent de l’indicatif et que mon conjoint ne veut pas répondre à ma demande, que puis-je faire ? 

La première chose que vous pouvez faire est de vous assurer qu’il est raccord pour aller dans la direction de ce que vous avez demandé. « Je t’ai demandé de bien vouloir m’aider. Chose à quoi tu m’as dit que tu étais d’accord? Pourquoi tu n’es pas venu ? Est-ce que tu veux bien venir, s’il te plaît ? Comme ça on s’y met maintenant ? Où est-ce que tu veux bien qu’on fixe un moment où on pourra le faire ensemble ?« . Vous avez entendu que ma demande « Est-ce que tu veux bien ? » est au présent de l’indicatif. Fondez votre demande au présent de l’indicatif, encore une fois, afin que votre conjoint vous accompagne pour déverrouiller le blocage qui s’est peut-être grippé depuis quelques semaines, quelques mois, voire quelques années.

Encore du concret

Autre chose, si votre conjoint ne répond pas du tout à votre demande, « Est-ce que tu veux bien venir m’aider, s’il te plaît ? J’ai besoin d’aide maintenant » et qu’il marque un silence. Vous pouvez répéter votre demande. S’il ne répond toujours pas, vous pouvez vous rapprocher de lui pour capter son regard et formuler votre demande toujours au présent de l’indicatif. « Est-ce que tu as entendu ma demande ?« . 

S’il vous répond oui ou non, vous saurez comment vous positionner, car il est possible qu’il n’ait pas entendu ce que vous lui avez dit. Donc, ne partez pas du principe, comme on l’a dit tout à l’heure, avec des principes et des présupposés, qu’il était censé entendre votre demande et que son absence de réponse signifie un désintérêt. Ne partez pas de ce principe-là. Reformulez votre demande pour vous assurer que votre conjoint a bien entendu votre question, votre interrogation et votre attente.

En cas de blocage complet

S’il ne vous a pas répondu, veillez à ce qu’il vous réponde. Si sa réponse est systématiquement négative, allez sur le blog Couple heureux et demandez à ce que je vous accompagne. Parce que ça veut dire quelque chose, quelque chose que je ne prendrai pas le temps de développer ici, qu’il est préférable d’écouter en face à face ou au téléphone, que ce soit en visio ou en présentiel comme vous le souhaiterez, pour que, même au téléphone, j’entende ce que vous avez à me dire et ce que votre conjoint aura à me dire.

défis conjugaux et soliutions

Du pain sur la planche

Là, vous avez de la matière pour travailler. Au début de ce podcast, je vous ai annoncé que je vous fournirais des clés pour être heureux à deux. On peut dire que vous disposez désormais d’un trousseau de clés prêt à être utilisé pour participer à la construction de votre bonheur. Mettez-vous au travail rapidement, que ce soit dès aujourd’hui, dès midi, ou dès ce soir.

Je ne sais pas à quel moment vous écoutez ce podcast, mais il est crucial que votre conjoint puisse entendre vos demandes. Cela contribuera à accroître votre satisfaction dans votre relation conjugale, renforcer le lien entre vous, et vous permettre d’exprimer votre amour mutuel, y compris l’amour envers vous-même. Tout cela concourt à la création d’un couple heureux à deux.

Je compte sur vous

N’hésitez pas à partager vos commentaires, questions et remarques sur le blog Couple heureux, via la plateforme que vous utilisez pour écouter ce podcast. De plus, je vous encourage à prendre rendez-vous, car je suis là pour vous accompagner. Comme l’ombre qui vous suit et perçoit réellement la différence, je ne vous propose pas seulement de la théorie, mais bien de la pratique concrète. Lorsque je vous accompagne, c’est du sur-mesure, adapté à votre situation. L’objectif est de guider votre couple à travers des étapes conduisant à un meilleur bien-être conjugal.

Je vous souhaite du plaisir et du bonheur dans la construction et l’investissement dans votre couple.

Un commentaire

  1. Super article et bravo pour ce nouveau blog que je ne connaissais pas. C’est pas facile la vie a 2 et après 20 ans j’ai tout essayé, mais il faut être 2 pour réussir et j’ai compris qu’il fallait que je lâche prise. Je me suis séparé et je re-vie !

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