Si rien ne change cette année ce ne sera pas un accident

Si rien ne change cette année ce ne sera pas un accident

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Pascal Quionquion

Si rien ne change cette année, ce ne sera pas un accident : pourquoi ne rien faire coûte plus cher qu'agir...

Chaque mois de janvier, une idée revient, rassurante : le simple fait de changer d’année va arranger les choses. On sait pourtant que c’est faux. Ce n’est pas le calendrier qui transforme un couple, ni la date qui répare l’usure. Alors aujourd’hui, je ne vais pas te parler de résolutions. Je veux prendre les choses sous un autre angle : la responsabilité.

Si rien ne change cette année, ce ne sera pas un accident. On peut aspirer très fort à du changement, mais ce qui l’emporte souvent, c’est l’aspiration… pas le passage à l’acte. Si ton couple est fragile et que tu ne fais rien, il restera fragile, tout simplement parce que rien ne vient modifier la dynamique. Et si rien ne change, ce ne sera pas “la faute du destin” : ce sera la conséquence du fait que, d’une manière ou d’une autre, tu as veillé à ce que rien ne change.

L’illusion du “j’ai tout fait”

Tu pourrais me dire : “Mais Pascal, ce n’est pas vrai. J’ai voulu que ça change.” Justement. Ce que je te propose, c’est de regarder les signaux qui montrent si tu as réellement voulu que ça change, ou si tu t’es raconté une histoire. Beaucoup de personnes me disent : “J’ai tout fait et rien n’a changé.” Pourtant, si rien n’a changé, ce n’est pas par accident. La question est simple, et elle pique : ce fameux “tout fait” faisait-il vraiment partie d’une dynamique profonde de transformation, ou était-ce une suite d’essais qui soulageaient sur le moment, sans déplacer le système ?

Il y a parfois un décalage énorme entre ce qu’on dit vouloir et ce qu’on fait réellement. Ce concept, aussi appelé intention–behavior gap. Et tant que ce décalage existe, l’année suivante ressemble à la précédente, même si on y met beaucoup d’espoir.

Le cerveau préfère le connu douloureux

Il y a une explication que je trouve essentielle : notre cerveau aime ce qu’il connaît déjà, même quand c’est douloureux. Il peut préférer le connu douloureux à l’inconnu incertain. Et il est très fort pour rendre l’inconnu “effrayant”, simplement pour nous éviter d’y aller. Résultat : tu restes installé dans quelque chose que tu dis ne plus vouloir, non parce que tu aimes souffrir, mais parce que c’est familier.

C’est humain. Tu peux te retrouver dans une situation où tu te dis : “Je n’aime pas ça, je n’en peux plus, j’en ai marre”, et malgré tout rester là… tant que la souffrance reste supportable. Tant que c’est “vivable”, rien ne change.

La zone grise du couple : confortable, mais destructrice

Quand un couple s’installe dans une zone grise — pas assez mal pour partir, pas assez vivant pour être heureux — il se crée un statu quo. Et ce statu quo n’est pas une absence de choix : c’est un choix du mental. C’est une forme de confort inconfortable. Tu désires que ça change, tu le dis, tu y penses, mais en même temps, une autre partie de toi s’accroche à l’immobilité.

C’est là qu’il faut être lucide : attendre que “ça s’améliore” est une stratégie passive. L’usure conjugale n’est presque jamais brutale. Elle est progressive, silencieuse, cumulative. Ce n’est pas un effondrement soudain. C’est une lente habitude de supporter.

Et parfois, on se raconte que la volonté suffira. On se dit : “Je le veux très fort.” Sauf que la volonté ne nécessite pas d’action. Donc tu peux rester les bras croisés, en croyant que tu travailles, simplement parce que tu “veux”. Puis tu ajoutes des scénarios : si j’avais plus de moyens, si on vivait ailleurs, si mon boulot allait mieux, si mon partenaire allait mieux… et tu te retrouves au même endroit. Tous ces “si” deviennent un tapis moelleux pour continuer à s’installer dans le statu quo, tout en croyant que tu ne choisis pas. Or tu choisis, justement.

Je le répète clairement : si rien ne change cette année, ce ne sera pas un accident. Ce sera le résultat d’un choix, même passif.

"Tu ne vivras pas ce que tu veux vivre si tu ne fais rien pour le vivre."

Les bonnes intentions ne changent rien

Début janvier, on entend souvent : “Cette année, je vais faire des efforts.” “On va essayer de mieux communiquer.” “On verra comment ça se passe.” Le problème, ce n’est pas que ces phrases sont mauvaises. Le problème, c’est qu’elles sont souvent une intention sans action. Elles deviennent une recherche de bonne volonté, un fantasme de la volonté partagée, un mythe du “quand il/elle sera prêt(e)”.

Tu peux être très sincère et pourtant rester immobile. Parce que la sincérité ne modifie pas un système. Seuls des comportements nouveaux modifient un système. Donc avant de parler de “volonté de changement”, je veux te montrer quelque chose d’utile : les signaux qui indiquent qu’une année identique est déjà programmée.

Les 5 signaux qu’une année identique est déjà écrite

Puisqu’il est évident que si rien ne change cette année, ce ne sera pas un accident, autant prendre le taureau par les cornes avec ces 5 signaux : 

  1. Premier signal : tu espères que le temps fasse le boulot à ta place. Tu attends que le simple passage des semaines apaise, arrange, répare.
  2. Deuxième signal : tu parles beaucoup du problème, mais tu poses peu d’actes dans la direction de ce que tu veux réellement. Tu as beaucoup de conscience de ce que tu ne veux pas, mais peu de gestes qui construisent ce que tu veux.
  3. Troisième signal : tu attends que l’autre fasse le premier pas. Tu crois que le changement viendra de l’extérieur : de ton partenaire, d’un événement, d’un contexte.
  4. Quatrième signal : tu confonds “ne pas faire de vagues” avec “aller mieux”. Alors tu prends sur toi, tu encaisses, tu t’entraînes à supporter.
  5. Cinquième signal : tu te dis souvent “ce n’est pas grave”, alors que c’est grave. Tu minimises, encore et encore, jusqu’à t’étonner un jour de te retrouver sur le carreau.

Si rien ne change dans les comportements, l’année est déjà écrite. Et si tu veux que quelque chose change, il y a des comportements à changer.

La responsabilité : un acte qui dévie la dynamique

La responsabilité, ce n’est pas porter le couple seul. Ce n’est pas faire toujours plus d’efforts. La responsabilité, c’est poser un acte qui modifie la dynamique. Tu n’es pas maître de toute la dynamique du couple, mais tu sais qu’un seul acte peut dévier le système.

C’est pour ça que “j’aimerais bien, mais mon partenaire ne veut pas” est souvent une fuite. Pas parce que l’autre n’a aucune influence, mais parce que le changement commence rarement à deux. Il n’y a pas un chef d’orchestre qui dit “1, 2, 3 : on change”. Il y en a un des deux qui initie. Un seul mouvement clair peut réorganiser un système.

Tu n’as pas à sauver ton couple. Tu as à arrêter de le laisser glisser. Tu as à arrêter de te faire croire que ça va se déplacer tout seul, simplement parce que tu espères très fort.

Le moment où tu te dis : “purée, j’ai pas vu”

Beaucoup arrivent un jour en disant : “Je réalise… je ne m’étais pas rendu compte.” Pourtant, l’autre avait parlé, signalé, exprimé. Mais la gravité avait été minimisée. Et là surgit une peur : “Est-ce que c’est trop tard ?” Parfois ce n’est pas trop tard pour le couple, mais ça peut devenir trop tard intérieurement pour ton partenaire, parce qu’il ou elle a usé son espoir.

C’est ici qu’une question est nécessaire : qu’est-ce qui a bloqué chez toi ? Qu’est-ce qui fait que tu n’as pas entendu ? Aurais-tu eu besoin qu’on crie, qu’on parte, qu’on dramatise pour que ce soit enfin “réel” ? Si tu n’arrives pas à mettre le doigt dessus, ce n’est pas une raison de te culpabiliser. Mais c’est un signe qu’il y a quelque chose à travailler : des canaux, des modes d’écoute, une manière de recevoir l’information, ou parfois la nécessité d’un tiers pour rendre le message enfin audible.

L’objectif n’est pas de culpabiliser qui que ce soit. L’objectif est de pointer une réalité : tu ne vivras pas ce que tu veux vivre si tu ne fais rien pour le vivre.

Les 4 signaux d’une vraie volonté de changement

Je veux maintenant te donner des signaux concrets d’une véritable volonté de changement. Et je te demande de les lire en pensant à toi, pas à ton partenaire. Ce sont des tests pour toi. Et, ce faisant, rappelle-toi que si rien ne change cette année, ce ne sera pas un accident !

1) Tu veux apprendre, et tu le démontres

Ce n’est pas “dans ta tête”. Tu poses des questions à ton partenaire, parce que tu sais qu’il est le mieux placé pour t’apprendre à l’aimer : “Est-ce que tu te sens aimé ? Quand est-ce que tu ne te sens pas aimé ? Quand est-ce que tu t’es senti blessé, négligé ?” Tu écoutes, tu notes, tu cherches à comprendre. Tu lis, tu t’équipes, tu regardes des contenus qui te font grandir. Tu prends des notes, parce que l’apprentissage sans trace se dissout vite. Autrement dit : tu te vois apprendre.

2) Tu poses des actes nouveaux

Tu fais des choses que tu ne faisais pas avant. Les phrases “je ne sais pas faire”, “je n’ai jamais fait ça”, “ce n’est pas naturel” perdent leur pouvoir. Quelqu’un qui veut changer sait qu’il devra poser des actes qu’il n’a jamais posés. Et parfois, tu fais le même geste qu’avant, mais avec une intention nouvelle, donc c’est déjà un acte différent.

3) Tu travailles la fréquence, pas le hasard

Tu sors des “coups de bol” relationnels. Il n’y a plus d’acte par accident. On ne gagne pas un match par accident. On n’est pas un couple heureux par accident. Tu commences donc à te demander : “À quelle fréquence je fais ça ? À quel moment je dis ça ?” La fréquence consolide. Elle installe. Elle fait passer l’action de l’effort conscient à la compétence automatique.

4) Tu fréquentes des personnes qui portent le changement que tu veux

Tu choisis ton environnement. Tu fréquentes davantage des personnes qui incarnent ce que tu veux vivre, et tu t’éloignes de ce qui nourrit l’immobilisme, la plainte, ou le cynisme. Parfois, tu réduis même drastiquement certains liens, parce que tu ne veux plus alimenter des modèles de vie que tu refuses.

Avec ces quatre signaux, tu as un menu complet, applicable dans ton couple, mais aussi dans tous les domaines de ta vie.

L’auto-observation : te piloter au lieu d’espérer

La clé finale, c’est l’auto-observation. Tu n’as pas besoin d’un audit extérieur pour savoir si tu avances : tu te vois avancer. Tu peux tenir un tableau de suivi, cocher tes fréquences, écrire tes actions, constater ce que tu as réellement fait. Tu deviens le patron de ton année. Tu te pilotes.

Et si tu ne te pilotes pas, rien ne changera. Ce ne sera pas un accident. Ce sera la conséquence logique de l’absence de mouvement. Même si quelqu’un t’accompagne, même si tu écoutes, même si tu espères, il y a un point qui ne bouge pas : sans pilotage, il n’y a pas de transformation.

Donc la vraie question de janvier n’est pas : “Est-ce que tu aimerais que ça change ?” La vraie question, c’est : “Qu’est-ce que tu vas faire, concrètement, pour que les changements ne surviennent pas comme ça, par un accident ?” puisque tu sais que si rien ne change cette année, ce ne sera pas un accident.

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